ONU (Organisation des Nations unies)

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Dès 1946, l’Organisation des nations unies (ONU) a intégré la notion d’égalité dans le processus de coopération internationale, avec la création de la Commission de la condition de la femme. Par la suite, les décisions prises lors des conférences mondiales pour faire reconnaître les droits de toutes les femmes ont constitué des lignes directrices pour l’action des États.

Conférences mondiales pour les droits des femmes – 1975 (Mexico) – 1995 (Pékin)

La 1ère Conférence mondiale sur les femmes, tenue à Mexico, en 1975, annonce la Décennie de la femme, proclamée par l’ONU la même année et fixe trois priorités : promouvoir l’égalité complète entre les femmes et les hommes en éliminant, notamment, la discrimination fondée sur le sexe,
favoriser la participation des femmes au développement, développer l’implication des femmes dans le renforcement de la paix internationale.

En 1980, la Conférence de Copenhague retient trois domaines d’actions spécifiques pour atteindre les objectifs de Mexico. Il s’agit de favoriser un égal accès à l’éducation, un égal accès à l’emploi,  – un égal accès aux soins.

A Nairobi, en 1985, un document intitulé « Stratégies prospectives d’action pour la femme d’ici l’an 2000 » est adopté. Ce document propose un ensemble de mesures constitutionnelles et légales pour favoriser l’égalité au regard de la participation à la vie sociale, dans la vie politique, à la prise de décision.

La 4ème conférence mondiale sur les femmes, réunie à Pékin du 4 au 15 septembre 1995 a rassemblé 188 États. Elle a débouché sur l’adoption d’une déclaration politique et d’un programme d’action afin de réaliser ou d’approfondir les objectifs fixés par les 3 conférences précédentes.

La déclaration et le programme d’action de Pékin

Véritable charte refondatrice des droits des femmes, la déclaration de Pékin consolide le travail engagé vingt ans plus tôt, les gouvernements reconnaissant que « l’égalité des droits, des chances et de l’accès aux responsabilités familiales et un partenariat harmonieux entre les femmes et les hommes sont essentiels à leur bien-être et à celui de leurs familles ainsi qu’à l’affermissement de la démocratie ».

Les 12 objectifs stratégiques de la déclaration de Pékin

Le programme d’action de Pékin, adopté à l’unanimité des 188 Etats présents, définit 12 domaines prioritaires d’intervention :  lutter contre la pauvreté croissante des femmes,  favoriser l’égal accès à l’éducation et à la formation, favoriser l’égal accès aux soins et aux services sanitaires,  lutter contre la violence à l’égard des femmes, combattre les effets des conflits armés sur les femmes, promouvoir l’égalité au sein des structures et des politiques économiques, l’égal accès à toutes les formes d’activité de production et aux ressources, encourager le partage du pouvoir et de la prise de décision, développer les mécanismes de promotion de la femme, assurer le respect des droits fondamentaux des femmes et réduire les carences de la promotion et de la protection de ces droits, lutter contre l’image stéréotypée de la femme et l’inégalité d’accès et de participation des femmes dans la communication (notamment les média), favoriser l’égal accès à la gestion des ressources naturelles et à la préservation de l’environnement, abolir la discrimination à l’égard des petites filles et les violations de leurs droits fondamentaux.

La déclaration de Pékin, une approche globale

Pour la 1ère fois, les signataires du programme d’action de Pékin s’engagent à inclure effectivement dans tous les domaines de leur action gouvernementale l’égalité entre les femmes et les hommes (notion, d’origine anglo-saxonne, de « gender mainstreaming » traduite en Français, par l’expression : « approche intégrée de l’égalité »).

Concrètement, toute institution, quelle que soit sa nature et quel que soit son champ d’intervention, doit analyser, avant toute décision, son impact respectif sur les femmes et sur les hommes.

Pékin + 5

5 ans après la 4ème conférence mondiale sur les femmes, une session spéciale de l’Assemblée générale des Nations unies a permis de dresser un bilan des avancées pour les droits des femmes au niveau international et de souligner les progrès réalisés par certains pays. Au-delà de la négociation d’un texte, “Pékin +5” a permis à l’ensemble des acteurs des cinq continents de se rencontrer et d’échanger leurs expériences.
La plaquette “Pékin, 5 ans après” éditée en 2000 par le SDFE, ainsi que le site de l’ONU résument les avancées pour les droits des femmes au niveau international et les principales réalisations françaises.

Pékin + 10

A l’occasion du 10ème anniversaire de la 4ème conférence mondiale sur les femmes, l’Union européenne a dressé le bilan de la mise en œuvre de la déclaration et du programme d’action adoptés en 1995.
Les conclusions du rapport de la présidence Luxembourgeoise du Conseil de l’Union européenne sur les progrès réalisés au sein de l’Union européenne dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’action de Pékin.

Pékin + 15

Une déclaration politique de la Commission de la condition de la femme a été adoptée lors de la 54ème session, en mars 2010, texte court réaffirmant les acquis de celle adoptée en 2005 (Pékin + 10). Par ailleurs, la France a contribué à l’élaboration et à l’adoption de la déclaration ministérielle de l’OIF sur la lutte contre les violences faites aux femmes. Ce texte s’attaque aux causes structurelles des violences (persistance de stéréotypes, tolérance par les autorités publiques, dépendance économique des femmes à l’égard de leur conjoint, etc …).

La Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes

Composée d’un préambule et de 30 articles, la DEDAW définit la discrimination à l’égard des femmes et propose des méthodes de travail pour que les États mettent fin à ces discriminations. Elle est accompagnée d’un protocole facultatif qui permet aux particuliers comme aux associations de saisir le comité CEDAW s’ils s’estiment victimes d’une infraction qui constituerait une violation de la convention.

La Commission de la condition de la femme

Créée en 1946, la Commission de la Condition de la femme est un organe du Conseil économique et social des Nations unies. Elle est composée de 45 États membres (les autres États pouvant participer à ses travaux en tant qu’observateurs). Elle se réunit chaque année au siège des Nations unies à New York. Elle suit l’évolution de la situation des femmes dans le monde et établit des recommandations et des rapports sur les thèmes prioritaires de l’année.
En mars 2005, la 49ème session de la Commission de la condition de la femme était consacrée à l’examen de la mise en œuvre de la déclaration et du programme d’action de Pékin, adoptés en 1995. A l’issue de cette session, une déclaration politique a été adoptée, par laquelle les États membres des Nations Unies s’engagent à poursuivre la mise en œuvre du programme d’action de Pékin et soulignent la nécessité de placer la promotion des droits des femmes et la dynamique de l’égalité au cœur des objectifs du millénaire pour le développement.

ONU Femmes est le secrétariat de la Commission de la Condition de la femme

ONU Femmes

ONU Femmes est le résultat de la fusion en 2010 de 4 composantes distinctes du système des Nations Unies dédiées exclusivement à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes :

  • la Division de la promotion de la femme (DAW)
  • l’Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme (INSTRAW)
  • le Bureau de la Conseillère spéciale pour la problématique hommes-femmes (OSAGI)
  • le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM)

En application de la Charte des Nations Unies, ONU Femmes œuvre pour

  • l’élimination de toute discrimination à l’encontre des femmes et des filles
  • l’autonomisation des femmes
  • l’égalité entre hommes et femmes en tant que partenaires et bénéficiaires du développement, des droits de l’homme, de l’action humanitaire, de la paix et de la sécurité