Mixité dans les conseils d’administration

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La promotion de la mixité dans la gouvernance des entreprises est l’un des piliers de l’action du gouvernement en faveur de l’égalité professionnelle. La féminisation des instances dirigeantes des entreprises a fait l’objet de nombreuses initiatives portées par l’État, mais aussi par des entreprises privées et publiques qui intègrent pleinement cette dimension dans leur stratégie interne.

Pourquoi faire de la mixité dans les conseils d’administration une priorité ?

Que dit la loi ?

C’est tout d’abord une question de droit. Depuis sa promulgation en 2011, la loi relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration et de surveillance et à l’égalité professionnelle, dite aussi “Loi Copé-Zimmermann, fixe un quota obligatoire de 40% du sexe sous-représenté dans les CA au 1er janvier 2017 dans les entreprises cotées et dans les sociétés comptant plus de 500 salariés permanents et un chiffre d’affaires supérieur à 50M€. Les sanctions prévues en cas de non-respect de la loi sont, d’une part, la nullité des nominations non conformes à l’objectif de parité, et d’autre part, la suspension de versement des jetons de présence.

Une source de croissance

C’est aussi un enjeu de compétitivité et de performance économique et sociale pour l’entreprise, et donc une source de croissance. De manière générale, l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes est un des piliers de la qualité de vie au travail et de la cohésion sociale en entreprise, dont on connaît l’effet sur le bien-être des salariés et la performance des entreprises.

En particulier, la mixité dans les instances dirigeantes permet de mobiliser tous les talents, toutes les compétences et toutes les expériences disponibles, afin de créer une dynamique nouvelle. Concrètement, la gestion de la différence des points de vue qu’impose la mixité permet de limiter le conformisme dans les décisions et de renforcer l’intelligence collective du groupe. La mixité pousse en outre à la professionnalisation du métier d’administrateur, grâce au recrutement sur le seul critère de la compétence. Une étude de la Commission européenne en 2003 a montré que les entreprises sont désormais conscientes de l’ampleur de ces enjeux en termes de rentabilité, de renouvellement de la main d’œuvre, de stimulation de l’innovation et d’amélioration de l’image de l’entreprise.

Accélérer l’évolution des mentalités

C’est enfin un enjeu sociétal, car la mixité accélère l’évolution des mentalités et de la perception de la place des femmes dans notre société. Aujourd’hui les instances dirigeantes des grandes entreprises restent une affaire d’hommes, et cette situation peine à évoluer malgré la dynamique insufflée par la loi Copé Zimmermann de 2011. De nombreuses barrières freinent encore l’accès des femmes aux Conseils d’administration, notamment les stéréotypes de genre, l’absence des femmes dans les réseaux de recrutement et l’autocensure des candidates pourtant à haut potentiel. Les femmes nommées depuis 2009 viennent pour une part importante d’autres pays européens. En outre, la plupart des femmes nommées en Conseil d’administration sont exclues des comités de rémunération et de nomination, qui sont pourtant les véritables lieux de pouvoir.

La féminisation des conseils d’administration est un levier important de changement des représentations sur les femmes. La réalité nous commande de reconnaître que les femmes qui peuvent parfaitement exercer un mandat d’administratrice sont déjà très nombreuses. L’enjeu est donc d’identifier et d’accompagner ces femmes afin d’accélérer le mouvement en cours vers plus de mixité. Ces parcours doivent être en particulier ouverts aux dirigeantes de petite et moyenne entreprise et aux femmes salariées des grandes entreprises qui y occupent déjà des postes de responsabilité.

Cette loi ne saurait tout résoudre: son rôle a été de créer une dynamique et une prise de conscience parmi les acteurs économiques, et il a été rempli. L’enjeu désormais est de permettre aux entreprises de pouvoir identifier les talents et les hauts potentiels féminins afin de mettre en œuvre cette loi.

Ce site vient répondre à ce besoin en remédiant au déficit d’information sur le sujet et en facilitant la mise en relation des talents et des réseaux pour accélérer la féminisation des conseils.